04/09/2018

14e colloque interdisciplinaire (Pontigny, 21-22/09/2018) : Pontigny, Penser un lieu


Les 21 et 22 septembre 2018 se tiendra le 14colloque in- terdisciplinaire Icône-Image organisé par l’association Les Trois P. (Plumes. Papiers. Pinceaux) à Pontigny, après ceux de Sens, Auxerre et Nevers, soit treize colloques et restitués par autant de volumes d’Actes.
Le thème de cette année propose de se recentrer sur ce chef- d’œuvre patrimonial que représente l’abbaye de Pontigny, complétée par son Domaine, et e s’interroger sur son devenir. La prestigieuse abbatiale, établie au XIIsiècle en ce lieu par les moines cisterciens, connût un développement remar- quable, jouant un rôle majeur tout au cours du Moyen Âge et recevant d’illustres personnalités (Thomas Becket, Edme de Canterbury, etc.).
Au début du XXsiècle, d’importantes rencontres ont lieu grâce à Paul Desjardins qui achète le Domaine et invite écri- vains, philosophes et intellectuels, français et européens (André Gide, Paul Claudel, Montherlant, Giraudoux, Céline, Roger Martin du Gard, Nicolas Berderiev, Ramon Fernandez, etc.). Ces Décades, « véritable laboratoire d’idées et de sen- timents », ambitionnaient de reconstruire l’Europe sous la conduite d’une République des Lettres.
Trop méconnue aujourd’hui, Pontigny doit renaître, avec des projets qui mettent en valeur ses forts atouts et son imaginaire ancré dans son passé illustre. Ces dernières années, des lieux historiques ont connu de brillantes réhabilitations qui répondent parfaitement aux besoins de nos contempo- rains (l’abbaye d’Ardenne devenant l’IMEC, la Saline royale d’Arc-et-Senans, l’abbaye de la Paix-Dieu, etc.).
À leur exemple, nous vous invitons à venir réfléchir et discuter au cours de ce colloque, pour qu’à nouveau Pontigny retrouve un rayonnement à la hauteur de son passé. Le domaine, un golf dix-huit trous ou une renaissance culturelle.

02/09/2018

Publication : Le baptistère Saint-Jean au sein du groupe épiscopal du Puy-en-Velay


Le baptistère Saint-Jean au sein du groupe épiscopal du Puy-en-Velay 
A.-B. Mérel-Brandenburg (ed.)


Ce volume retrace l'histoire du baptistère Saint-Jean du Puy-en-Velay, depuis la fin du Ve s. jusqu'à nos jours.
En 2004, avant la restauration et la réaffectation au culte du baptistère Saint-Jean au Puy-en-Velay, une équipe pluridisciplinaire a entrepris de revoir, grâce à un examen attentif des documents écrits et iconographiques, des vestiges archéologiques et une analyse des maçonneries, l’architecture, le décor et la chronologie du baptistère. L’ouvrage rend compte à travers diverses contributions des résultats de ce programme mettant en évidence l’ancienneté du bâtiment et sa place dans l’ensemble cathédral. Le baptistère a été construit dès la fin du Ves.- VIes., au nord de la cathédrale, sur un site romain occupé par une terrasse aménagée pour l’édification du sanctuaire romain. Le plan actuel, rectangulaire à abside, a été déterminé dès le premier état, seuls une partie de élévation et les aménagements intérieurs ont été progressivement modifiés, individualisant des espaces distincts correspondant aux évolutions de la liturgie baptismale et aux différents usages. La nef de la première construction était rythmée d’arcatures. Au centre a été mise au jour la cuve à piscine octogonale attestant l’ancienneté de la fonction baptismale. Au cours des VIIIe et IXe s., le décor sculpté a été complété par des stucs et des peintures. Les premières modifications structurelles et liturgiques à partir du Xe siècle, les embellissements du XVIIIe s. et les restaurations du début du XXe s. dissimulaient ces étapes indispensables à la compréhension d’un monument exceptionnel en Gaule, conservé en plan et partiellement en élévation, au sein d’un vaste groupe épiscopal a été précisée grace aux comparaisons avec des ensembles similaires en Europe.

10/07/2018

BUCEMA : Appel à contributions

Le Bucema 22.2 publié en ligne sur la plateforme OpenEdition Journals est en préparation. Nous vous invitons à soumettre, dès maintenant et avant le 31 août 2018, votre contribution pour ses différentes rubriques en vue de la publication du numéro varia n° 22.2, à paraître en décembre 2018. Pour exemple, le numéro 21.1 (2017) est consultable à l’adresse http://journals.openedition.org/cem/14619
Fidèle à son principe de diffusion de la recherche en train de se faire et librement accessible, le Bucema continue à mettre l’accent sur l’interdisciplinarité ‐sciences humaines et sociales, sciences de la nature et mathématiques‐, comme le meilleur moyen d’inventer une nouvelle médiévistique. Il est particulièrement intéressé par les contributions proposant des nouvelles méthodes, faisant état d’expériences dans le domaine des humanités numériques (digital humanities) et des nouvelles technologies, s’interrogeant sur les implications épistémologiques et conceptuelles des recherches sur le Moyen Âge. Il accueille aussi des études et des synthèses de fond dans les domaines de l’archéologie, de l’histoire et de l’histoire de l’art, tout en se faisant l’écho de l’actualité de la recherche la plus récente.
Tourné vers la communauté scientifique internationale, le Bucema accepte des contributions dans les langues suivantes : allemand, anglais, espagnol, français, italien, portugais.

19/06/2018

Presse - Conférence (22/06/18) : Joux-la-Ville / Oudun, une grange pas comme les autres

Article de l'Yonne républicaine du 19/06/2018
" [...] Cette rencontre sera animée par l'archéologue et chercheur Sylvain Aumard, qui a oeuvré sur le site, et François Blary, spécialiste des granges cisterciennes enseignant à l'université libre de Bruxelles "
RDV le 22/06, 18h, salle des fêtes de Joux-la-Ville

Cliquez sur l'image pour lire l'article

12/06/2018

Stage d'archéologie (16 au 27/07/2018) à Lucy-sur-Yonne (89) - Eglise Notre-Dame

Plan de l’église Notre-Dame avec phasage
selon les hypothèses émises à l’issue de la campagne de fouille 2017
(dessin G. Fèvre – CEM 2018)

Si la villa Luciacoest mentionnée dès 859 lorsque Charles le Chauve donne la terre à l’abbaye Saint-Germain d’Auxerre à l’occasion de la translation des reliques de saint Germain, une chronique plus tardive rapporte que, fuyant les invasions normandes des années 886/88, deux moniales de Jouarre se réfugièrent avec leur père à Lucy puis y auraient fondé un monastère que la tradition place à l’endroit de l’église Notre-Dame. Jusqu’à présent, rien d’archéologiquement attesté ne venait confirmer cette légende, mais l’étude archéologique que nous menons sur le site commence à lever le voile. L’actuelle église renvoie à un important chantier que l’on place dans les années 1070/80 par la sculpture comparée, entre autres, à celle du prieuré de La Charité-sur-Loire. Mais la découverte d’un sarcophage carolingien dans les années 1960, non loin de l’église, et des remplois de fragments de sarcophages mérovingiens à ses abords mêmes apportent un peu de matière à la question de l’origine du site. 
En 2015, une première campagne de relevés et d’étude de bâti a permis de mieux comprendre l’édifice actuel dans ses élévations et d’élaborer un projet de fouilles au sol. 
En 2017, l’ouverture d’un sondage, dans la chapelle nord, a permis de mettre au jour les fondations de l’absidiole nord, inscrite dans un chevet plat. Les relations stratigraphiques et la typologie de la construction montrent qu’elle appartient à un état antérieur à la fin du XIe siècle. 
La campagne 2018 sera consacrée à la poursuite de l’étude de bâti de l’actuelle église, en particulier son gouttereau sud, et à l’ouverture d’un sondage dans la chapelle sous clocher afin de mettre au jour l’absidiole sud du chevet roman, dont le plan semble plus complexe. Cette dernière campagne du programme de recherche doit permettre de recueillir les informations nécessaires à la compréhension du site et de ses origines. 

Pour télécharger le bulletin d'inscription

Conférence - Joux-la-Ville (22/06/2018) : Oudun, une grange pas comme les autres. Huit ans de recherches archéologiques (2011-2018)


Résumé :  L’établissement d’Oudun est mentionné comme grangia dès 1164 dans le temporel de l’abbaye cistercienne de Reigny et conserve aujourd’hui un bâtiment du XIIe siècle destiné à l’hébergement des convers. L’accompagnement archéologique des restaurations entreprises depuis 2011 a permis d’appréhender le site sur la longue durée (XIIe-XIXe s.). La fouille des abords du bâtiment médiéval a permis de mettre en évidence son articulation avec d’autres constructions mitoyennes et partiellement reconnues : un oratoire à l’est (2012, 2014 et 2018), deux autres corps de bâtiment abritant au nord une cuisine et un cellier (2013 et 2015). En 2016, a été confirmée l’interprétation du logis des convers disposant d’un réfectoire au rez-de-chaussée et d’un dortoir à l’étage. Des hypothèses ont pu être formulées sur l’organisation interne du réfectoire équipé d’un passe-plat communiquant avec la cuisine et d'aménagements destinés à la prise des repas. C’est la première fois que des recherches scientifiques associant l’étude du sol et du monument, les archives et les analyses de laboratoire, apportent autant à la connaissance d'une grange cistercienne et de s’immerger dans le quotidien des convers. La diffusion des résultats étant attendue, l’année 2018 est donc principalement consacrée à la valorisation des données par un cycle de conférences et la préparation de deux publications (scientifique et tous public).