27/07/2019

Offre d’emploi : le Cem recrute en cdd

Pour faire face à l’augmentation ponctuelle de son activité, le CEM recrute :
Un(e) technicien(ne) de fouille
Lieu : Auxerre (89)
Envoyer lettre de motivation et CV à fabrice.henrion@cem-auxerre.fr
Réponse assurée après le 19 août 2019

22/07/2019

Colloque (10-12/10/2019) - Auxerre : Archéologie du bâti, aujourd’hui et demain


Depuis les années 1980, une approche nouvelle s’est imposée autour de la construction en reprenant le principe archéologique de la stratigraphie des unités et des faits. Plusieurs colloques ont pu témoigner de ces progrès : par exemple, pour la France, Archéologie du bâti. Pour une harmonisation des méthodes. Actes de la table ronde (9-10 nov. 2001) Saint-Romain-en-Gal, Paris, 2004 ; ou la réunion à Liège, en 2010, de spécialistes allemands, anglais, belges, français, luxembourgeois et suisses, publiée sous le titre L’archéologie des bâtiments en question. Un outil pour les connaître, les conserver et les restaurer (Études et documents 35, Service public de Wallonie, Namur, 2015). Cette avancée va bien au-delà des études architecturales traditionnelles ; celles-ci reposaient essentiellement sur les formes et les grandes étapes de changement visibles à l’œil depuis le sol. Ces études nouvelles ont permis, en particulier, de dégager ce qu’on appelle désormais une critique d’authenticité. Le bâti, exploré de manière de plus en plus précise à travers ses composants structurels et ses matériaux, apparaît aujourd’hui non comme uniquement un ensemble de formes inscrites dans l’histoire mais comme une structure complexe toujours en renouvellement. La construction n’est plus celle d’un type entrant dans des cases mais celle d’un lieu aux fonctions et aux usages ayant évolué avec le temps. Sa permanence comme sa disparition interrogent l’archéologue.L’archéologie du bâti est avant tout une technique toujours renouvelée, non une discipline qui menacerait – aux dires de certains – celle bien assise depuis le XIXe s. de l’Histoire de l’art. Il n’y a pas à opposer les deux, pas plus qu’à la confronter au travail de l’architecte missionné pour une autre finalité. Dans les deux cas, l’exigence doit être celle du scientifique poussé toujours plus loin par son objet. À regarder de près cette pratique depuis trois décennies, on peut réaliser qu’elle touche toutes les périodes et peut s’envisager pour tous les supports, tels les enduits ou le décor sculpté.L’archéologie du bâti ne commence pas aux premiers niveaux d’élévation. Elle est partie prenante d’une seule archéologie qui appartient à une démarche globale. On comprend parfois mieux ce que l’approche sédimentaire a recueilli ou retrouvé si, dans le cas de structures bâties, on développe la même rigueur stratigraphique sur le bâti et inversement. Tout regard archéologique ou architectural sur le bâti ne relève pas pour autant de « l’Archéologie du bâti ». Cette archéologie est aujourd’hui dans « tous ses états » car elle doit s’imposer sans se séparer de ses disciplines mères que sont l’histoire, l’archéologie et l’histoire de l’art.
Il nous faut ainsi redéfinir le sens de la pratique de l’archéologie du bâti, ses axes et méthodes, 20 à 25 ans après les premiers colloques, alors même que la tendance est d’appliquer ce terme à toutes sortes d’approches. Nous devons proposer des méthodes de travail et de recherches en amont et pendant les restaurations des monuments, en accord avec les règlements existant ou à venir. Pour cela, il nous faut échanger sur toutes les questions à travers des expériences internationales portant sur tous les aspects du bâti. Nous avons retenu, pour faire le point, l’idée d’un nouveau colloque international intitulé L’archéologie du bâti aujourd’hui et demain. Les partenaires institutionnels, autour d’ARTEHIS et du CEM d’Auxerre, en seront les universités de Neuchâtel (Suisse), ULB de Bruxelles (Belgique), de Bourgogne-Franche-Comté, Paris Sorbonne-Université et Paris-Ouest Nanterre, avec le soutien du Ministère de la Culture.



17/07/2019

Publication - MONUMENTAL 2019-1 - La pierre dans l'architecture : conservation, restauration, création

" Monumental consacre un numéro entier à la pierre, matériau de construction dominant de l’architecture ancienne et, depuis quelques années, objet d’un intérêt renouvelé dans la construction contemporaine.
Tout commence dans les carrières, dont l’étude et la connaissance constituent un préalable indispensable. Suivent l’analyse des méthodes de production et de caractérisation des pierres, permettant d’identifier et de localiser leur provenance, et d’apporter des renseignements essentiels à la connaissance des édifices. C’est précisément dans le cadre de la conservation et de la restauration du bâti patrimonial que se posent les problématiques liées au remplacement des pierres, sous-tendu la plupart du temps par la délicate question de leur approvisionnement. Ainsi, des bases de données – véritables outils de collecte d’informations – ont été élaborées pour répertorier les carrières du Sud de la France et en Bourgogne [...] ".


01/07/2019

Colloque (Chagny - 18-20/10/2019) : Le château de fond en comble

Colloque (Auxerre - 10-12/10/2019) : L’archéologie du bâti aujourd’hui et demain

Depuis les années 1980, une approche nouvelle s’est imposée autour de la construction en reprenant le principe archéologique de la stratigraphie des unités et des faits. Plusieurs colloques ont pu témoigner de ces progrès : par exemple, pour la France, Archéologie du bâti. Pour une harmonisation des méthodes. Actes de la table ronde (9-10 nov. 2001) Saint-Romain-en-Gal, Paris, 2004 ; ou la réunion à Liège, en 2010, de spécialistes allemands, anglais, belges, français, luxembourgeois et suisses, publiée sous le titre L’archéologie des bâtiments en question. Un outil pour les connaître, les conserver et les restaurer (Études et documents 35, Service public de Wallonie, Namur, 2015).
Cette avancée va bien au-delà des études architecturales traditionnelles ; celles-ci reposaient essentiellement sur les formes et les grandes étapes de changement visibles à l’œil depuis le sol. Ces études nouvelles ont permis, en particulier, de dégager ce qu’on appelle désormais une critique d’authenticité. Le bâti, exploré de manière de plus en plus précise à travers ses composants structurels et ses matériaux, apparaît aujourd’hui non comme uniquement un ensemble de formes inscrites dans l’histoire mais comme une structure complexe toujours en renouvellement. La construction n’est plus celle d’un type entrant dans des cases mais celle d’un lieu aux fonctions et aux usages ayant évolué avec le temps. Sa permanence comme sa disparition interrogent l’archéologue.
L’archéologie du bâti est avant tout une technique toujours renouvelée, non une discipline qui menacerait – aux dires de certains – celle bien assise depuis le XIXe s. de l’Histoire de l’art. Il n’y a pas à opposer les deux, pas plus qu’à la confronter au travail de l’architecte missionné pour une autre finalité. Dans les deux cas, l’exigence doit être celle du scientifique poussé toujours plus loin par son objet. À regarder de près cette pratique depuis trois décennies, on peut réaliser qu’elle touche toutes les périodes et peut s’envisager pour tous les supports, tels les enduits ou le décor sculpté.L’archéologie du bâti ne commence pas aux premiers niveaux d’élévation. Elle est partie prenante d’une seule archéologie qui appartient à une démarche globale. On comprend parfois mieux ce que l’approche sédimentaire a recueilli ou retrouvé si, dans le cas de structures bâties, on développe la même rigueur stratigraphique sur le bâti et inversement. Tout regard archéologique ou architectural sur le bâti ne relève pas pour autant de « l’Archéologie du bâti ». Cette archéologie est aujourd’hui dans « tous ses états » car elle doit s’imposer sans se séparer de ses disciplines mères que sont l’histoire, l’archéologie et l’histoire de l’art.
Il nous faut ainsi redéfinir le sens de la pratique de l’archéologie du bâti, ses axes et méthodes, 20 à 25 ans après les premiers colloques, alors même que la tendance est d’appliquer ce terme à toutes sortes d’approches. Nous devons proposer des méthodes de travail et de recherches en amont et pendant les restaurations des monuments, en accord avec les règlements existant ou à venir. Pour cela, il nous faut échanger sur toutes les questions à travers des expériences internationales portant sur tous les aspects du bâti.Nous avons retenu, pour faire le point, l’idée d’un nouveau colloque international intitulé L’archéologie du bâti aujourd’hui et demain. Les partenaires institutionnels, autour d’ARTEHIS et du CEM d’Auxerre, en seront les universités de Neuchâtel (Suisse), ULB de Bruxelles (Belgique), de Bourgogne-Franche-Comté, Paris Sorbonne-Université et Paris-Ouest Nanterre, avec le soutien du Ministère de la Culture.

29/04/2019

Communiqué de presse : Association des scientifiques au service de la restauration de Notre-Dame de Paris



Comprendre Notre-Dam
Communiqué de presse

"Depuis des dizaines d’années, les scientifiques du patrimoine œuvrent à la meilleure connaissance de nos monuments historiques dont Notre-Dame de Paris est l’un des fleurons. Comme l’ensemble de la population, ils ont été touchés au cœur par la catastrophe du 15 avril 2019. Pour certains d’entre eux, ce sont des années de travail, de recherches et de passion qui se sont envolées en épaisses volutes ce lundi soir.
Aux larmes et à l’émotion doit pourtant succéder la réflexion qui guidera l’action. La multiplication des études scientifiques consacrées à la cathédrale : analyse de la provenance des pierres et des matériaux de construction, étude morphologique et dendrochronologique de la charpente, étude de la polychromie murale, authenticité des sculptures, relevés scannographiques des maçonneries, recherches archivistiques, analyse des vitraux, des métaux… ont permis d’acquérir une connaissance fine du bâtiment. Elle constitue un potentiel inestimable pour la restauration. Mobilisés, les scientifiques, spécialistes de l’histoire de la construction et de ses divers matériaux, souhaitent mettre au service de cette restauration le résultat de leurs recherches. Ils transmettront toutes les données nécessaires aux autorités et seront toujours disponibles pour que puisse s’accomplir la renaissance de Notre-Dame de Paris.
Une restauration de qualité ne peut cependant se penser et se réaliser dans l’urgence que pourrait engendrer une légitime émotion. Elle ne peut se priver des moyens qu’offrent aujourd’hui les nouvelles technologies, ni des connaissances sur les matériaux du patrimoine et leur durabilité. La prise en compte des acquis scientifiques, techniques et historiques doit permettre une restauration exemplaire et novatrice du bâtiment. Il faut réfléchir, par exemple, à la réutilisation d’un maximum de matériaux d’origine qui seraient encore sains après l’incendie. Ce remploi créatif n’est pas une reproduction à l’identique, il n’exclut pas des solutions innovantes et technologiques de restauration d’un monument en constante évolution depuis l’époque médiévale. Il est un enjeu de nos sociétés contemporaines mais était également une pratique ancrée dans les sociétés anciennes.
D’autres investigations sont également indispensables pour répondre à nombre de questions laissées en suspens : quel est le rôle du chaînage métallique haut dans la résistance générale du monument ? Comment fonctionnent les arcs-boutants ? Quelle est la nature exacte des mortiers et quand ont-ils été réalisés ? Comment, techniquement, sont construites les voûtes d’ogives sexpartites ? L’incendie a-t-il entraîné des déplacements ou des déformations du bâti ? Autant de recherches qui peuvent et doivent être menées sur le bâtiment blessé. Il faut pour cela que chaque matériau d’origine, quel que soit son état, qu’il soit toujours en place ou qu’il ait chu, soit précieusement conservé et inventorié pour pouvoir être étudié par les spécialistes. Il faut également que les échafaudages de restauration soient conçus pour accueillir les scientifiques et que l’édifice leur soit rapidement accessible. L’histoire des artisans ayant réalisé la charpente a disparu avec elle car l’œuvre est la véritable archive dans laquelle se grave la vie des bâtisseurs. Mais, avec le feu, d’autres rayonnages de cette bibliothèque se sont ouverts ! C’est un impérieux devoir que de les lire, de les comprendre et de les sauvegarder dans la démarche générale de reconstruction et de restitution du monument aux publics et aux visiteurs.
C’est pourquoi, pour la connaissance et la renaissance de Notre-Dame, les scientifiques (historiens, historiens de l’art, archéologues, géologues, archéomètres, géophysiciens, chimistes, biologistes,…) au service de la restauration de Notre-Dame de Paris s’unissent en association. Celle-ci se donne pour objectif de défendre l’ensemble des enjeux qui viennent d’être évoqués".