10/07/2018

BUCEMA : Appel à contributions

Le Bucema 22.2 publié en ligne sur la plateforme OpenEdition Journals est en préparation. Nous vous invitons à soumettre, dès maintenant et avant le 31 août 2018, votre contribution pour ses différentes rubriques en vue de la publication du numéro varia n° 22.2, à paraître en décembre 2018. Pour exemple, le numéro 21.1 (2017) est consultable à l’adresse http://journals.openedition.org/cem/14619
Fidèle à son principe de diffusion de la recherche en train de se faire et librement accessible, le Bucema continue à mettre l’accent sur l’interdisciplinarité ‐sciences humaines et sociales, sciences de la nature et mathématiques‐, comme le meilleur moyen d’inventer une nouvelle médiévistique. Il est particulièrement intéressé par les contributions proposant des nouvelles méthodes, faisant état d’expériences dans le domaine des humanités numériques (digital humanities) et des nouvelles technologies, s’interrogeant sur les implications épistémologiques et conceptuelles des recherches sur le Moyen Âge. Il accueille aussi des études et des synthèses de fond dans les domaines de l’archéologie, de l’histoire et de l’histoire de l’art, tout en se faisant l’écho de l’actualité de la recherche la plus récente.
Tourné vers la communauté scientifique internationale, le Bucema accepte des contributions dans les langues suivantes : allemand, anglais, espagnol, français, italien, portugais.

19/06/2018

Presse - Conférence (22/06/18) : Joux-la-Ville / Oudun, une grange pas comme les autres

Article de l'Yonne républicaine du 19/06/2018
" [...] Cette rencontre sera animée par l'archéologue et chercheur Sylvain Aumard, qui a oeuvré sur le site, et François Blary, spécialiste des granges cisterciennes enseignant à l'université libre de Bruxelles "
RDV le 22/06, 18h, salle des fêtes de Joux-la-Ville

Cliquez sur l'image pour lire l'article

12/06/2018

Stage d'archéologie (16 au 27/07/2018) à Lucy-sur-Yonne (89) - Eglise Notre-Dame

Plan de l’église Notre-Dame avec phasage
selon les hypothèses émises à l’issue de la campagne de fouille 2017
(dessin G. Fèvre – CEM 2018)

Si la villa Luciacoest mentionnée dès 859 lorsque Charles le Chauve donne la terre à l’abbaye Saint-Germain d’Auxerre à l’occasion de la translation des reliques de saint Germain, une chronique plus tardive rapporte que, fuyant les invasions normandes des années 886/88, deux moniales de Jouarre se réfugièrent avec leur père à Lucy puis y auraient fondé un monastère que la tradition place à l’endroit de l’église Notre-Dame. Jusqu’à présent, rien d’archéologiquement attesté ne venait confirmer cette légende, mais l’étude archéologique que nous menons sur le site commence à lever le voile. L’actuelle église renvoie à un important chantier que l’on place dans les années 1070/80 par la sculpture comparée, entre autres, à celle du prieuré de La Charité-sur-Loire. Mais la découverte d’un sarcophage carolingien dans les années 1960, non loin de l’église, et des remplois de fragments de sarcophages mérovingiens à ses abords mêmes apportent un peu de matière à la question de l’origine du site. 
En 2015, une première campagne de relevés et d’étude de bâti a permis de mieux comprendre l’édifice actuel dans ses élévations et d’élaborer un projet de fouilles au sol. 
En 2017, l’ouverture d’un sondage, dans la chapelle nord, a permis de mettre au jour les fondations de l’absidiole nord, inscrite dans un chevet plat. Les relations stratigraphiques et la typologie de la construction montrent qu’elle appartient à un état antérieur à la fin du XIe siècle. 
La campagne 2018 sera consacrée à la poursuite de l’étude de bâti de l’actuelle église, en particulier son gouttereau sud, et à l’ouverture d’un sondage dans la chapelle sous clocher afin de mettre au jour l’absidiole sud du chevet roman, dont le plan semble plus complexe. Cette dernière campagne du programme de recherche doit permettre de recueillir les informations nécessaires à la compréhension du site et de ses origines. 

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Conférence - Joux-la-Ville (22/06/2018) : Oudun, une grange pas comme les autres. Huit ans de recherches archéologiques (2011-2018)


Résumé :  L’établissement d’Oudun est mentionné comme grangia dès 1164 dans le temporel de l’abbaye cistercienne de Reigny et conserve aujourd’hui un bâtiment du XIIe siècle destiné à l’hébergement des convers. L’accompagnement archéologique des restaurations entreprises depuis 2011 a permis d’appréhender le site sur la longue durée (XIIe-XIXe s.). La fouille des abords du bâtiment médiéval a permis de mettre en évidence son articulation avec d’autres constructions mitoyennes et partiellement reconnues : un oratoire à l’est (2012, 2014 et 2018), deux autres corps de bâtiment abritant au nord une cuisine et un cellier (2013 et 2015). En 2016, a été confirmée l’interprétation du logis des convers disposant d’un réfectoire au rez-de-chaussée et d’un dortoir à l’étage. Des hypothèses ont pu être formulées sur l’organisation interne du réfectoire équipé d’un passe-plat communiquant avec la cuisine et d'aménagements destinés à la prise des repas. C’est la première fois que des recherches scientifiques associant l’étude du sol et du monument, les archives et les analyses de laboratoire, apportent autant à la connaissance d'une grange cistercienne et de s’immerger dans le quotidien des convers. La diffusion des résultats étant attendue, l’année 2018 est donc principalement consacrée à la valorisation des données par un cycle de conférences et la préparation de deux publications (scientifique et tous public).

16/05/2018

Presse (12/04/2018) - Sainte-Suzanne : Château : les remparts nord-ouest sont en travaux

Article de Ouest-France
"Sécurisé par un filet métallique, les remparts seront restaurés dans leur intégralité. En parallèle, une étude archéologique devrait affiner l'histoire de leur construction."